Capacités de survie et d’adaptation seraient une preuve d’intelligence ou de maladie mentale ?

15232307_1165751940145393_4450951266560265729_nSéduisante l’idée portée par cette phrase.

Cependant elle véhicule un message qui pourrait être facilement utilisée par un gourou.

Il me semble que, ramenée à chaque individu, ce soit une phrase à la con. Elle fait tourner en rond. C’est une vision pessimiste qui met en cause et culpabilise chacun d’entre nous.

Elle introduit une confusion entre la maladie (mentale) de la personne et la « maladie » de la société.

Le pivot de cette phrase est la capacité d’adaptation or la capacité d’adaptation est une manifestation de l’intelligence. Elle est utilisée ici pour exprimer l’inverse. Par la même occasion, c’est la « santé mentale » qui paraît couvrir le champ de l’intelligence.

WIKIP : « La santé mentale définit le bien-être psychique, émotionnel et cognitif ou une absence de trouble mental. » Une majorité de gens n’a pas de troubles mentaux (http://www.aqpamm.ca/test/les-grands-types-de-maladie-mentale/), rien qui ne soit rédhibitoire pour le fonctionnement collectif. Il y aurait donc les ingrédients, par le jeu démocratique / collectif, pour que la société avance correctement, c’est-à-dire dans l’intérêt commun et individuel. (or la Science et l’Economie ne sont pas démocratiques)

Le postulat y est que la société serait malade mais l’est-elle ? La société évolue et chaque individu doit s’adapter. Cette évolution est artificielle et chaque individu doit être formé pour s’y adapter. Refuser de le faire, c’est aussi prendre le risque de se mettre en danger ou de mettre en danger sa progéniture, ce qui donne un sens à la vie au-delà de ce que l’intellectualisation du sens de la vie peut faire croire. Faire preuve d’intelligence en s’adaptant à son milieu serait en fait une preuve de mauvaise santé mentale ? L’anticonformisme serait une coquetterie s’il reste au niveau de l’individu et une péripétie ramenée au niveau de la collectivité. Il permet de rester en éveil afin d’observer la trajectoire prise par le groupe mais avec quelle possibilité de l’infléchir ?

A l’époque des cavernes où on bouffait ou on se faisait bouffer, selon la loi de la Nature, était ce un mode de vie acceptable ? La communauté des hommes, comme celle des animaux pour ceux qui se regroupent, s’organise(ait) en clans, en groupes, en Nations qui cohabitent, et au sein desquels il existe une hiérarchie ou qui sont l’expression de comportements sociaux.

Des communautés essaient de s’affranchir de ces comportements mais résistent elles à l’instinct (« totalité ou partie héréditaire et innée des comportements, tendances comportementales et mécanismes physiologiques sous-jacents des animaux ») et aux comportements individuels ? L’éducation peut elle neutraliser ces comportements divergents par rapport, par exemple, à une recherche du bonheur ? Des tribus semblent y arriver. Des gourous le font croire.

La santé définie par l’OMS est proche de ce que j’appellerais le bonheur.

La « société » a peut être toujours été « malade ». Pour les pays dits développés, la guerre a été transformée en compétition, une version plus soft. Les individus sont soumis à cette mise en compétition qui ressemble à la survie imposée dans la Nature mais sous des formes de plus en plus élaborées, les plus « faibles » étant de plus en plus nombreux. Soit vous trouvez le moyen de survivre par vous-même, soit le groupe contribue à votre survie, soit vous basculez. M. Krishnamurti me semble avoir le tort de « pathologiser » l’aptitude à survivre de l’être humain et son corollaire, la capacité d’adaptation. JSCOB… ?

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