Monde numérique = des relations humaines payantes.

Les voisins se connaissaient, les gens faisaient du stop, les petits commerces permettaient le lien social,… Le petit intérêt dans des activités partagées n’avait pas valeur d’intéressement mais de désintérêt.

Aujourd’hui, la conjonction d’internet et du téléphone portable permet une soi disant connectivité entre les gens mais par l’intermédiaire d’applications qui monétisent ces relations.

En fait nous avons numérisé le mode de vie américain où tout service se paie, parfois même au sein de la famille.

La solidarité et le lien social sont pervertis par le concept (dogme ?) du capitalisme, sous un angle néo libéral. Ces applications veulent rendre ringarde la notion de désintéressement. Elles traduisent concrètement le constat que nombre d’entre nous ont besoin de compléments de revenus. Elles s’accommodent, par un habillage habile, de la notion de travail au noir. Tout devrait être prétexte à gagner de l’argent. La mise en cause des responsabilités en cas de problème y est mécaniquement associée.

Ce constat est à rapprocher de celui de Bourdieu qui ne parle pas de générosité mais d’honneur. L’honneur implique le désintéressement dans l’accomplissement d’un acte. Les principaux acteurs du capitalisme sont des personnes sans honneur. Ils ne parlent plus de morale mais de légalité. En cela de plus en plus d’hommes et femmes politiques tiennent le même langage.

Le capitalisme poussé dans les limites de sa logique sous l’angle du profit, de la performance, de la productivité, est devenu le déshonneur de notre monde moderne. Le néo libéralisme traduit la lâcheté du capitalisme qui dénie désormais l’importance de l’humain et veut le confiner à la portion congrue. JSCOB…?

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