Le traitement d’une information : l’inévitable manipulation.

https://www.24heures.ch/signatures/reflexions/s-attaquer-petits-dealers-lausanne/story/17843655  »Pourquoi s’attaquer aux petits dealers de Lausanne » article et commentaires.

Une preuve est apportée ici qu’on ne peut pas traiter en information, à laquelle on donne une visibilité « anormalement » élevée, certains faits divers. Le ressenti est nécessairement très contrasté.

Schématiquement, plus on se rapproche du terrain où le fait est observé, plus l’information touche ceux et celles qui sont concernés (et potentiellement concernés) mais pour des raisons très différentes. Il y a un effet d’échelle, d’où la presse nationale, la presse régionale, la presse locale / le bouche à oreille.

Le traitement de l’information doit répondre à une logique d’échelle, notamment s’agissant de celles qui sont matière à polémique. Un fait local traité au niveau national devient un fait national (vive l’aptitude à l’oubli).

Le meilleur exemple vient du journal de 20h qui fait sa une avec un fait divers. Il ne faut pas s’étonner de la distorsion qui est immédiatement créée. Dans ce cas, en devant faire des choix, le but est bien d’influencer la population. Des citoyens ordinaires étant touchés, tout le monde est touché, l’empathie et les réactions les plus intimes jouant à plein.

Une information a une importance liée au niveau de la personne qui la reçoit. Elle est stratégique si elle est amenée à influencer le comportement ou les décisions d’une personne agissant au niveau stratégique. Elle est stratégique si elle contraint à agir une personne intervenant au niveau stratégique. Elle devient stratégique si elle touche tout le monde.

Les problèmes commencent à partir du moment où une personne ne reste pas à sa place au regard de la diffusion de telle ou telle information.

Un Président qui réagit à un fait divers, à la fois, est manipulé par la presse et, en retour, cherche à manipuler la population, « l’opinion publique » étant ainsi façonnée. On « peut » se demander à quel point il n’y a pas connivence entre responsables politiques et journalistes.

Chaque citoyen devrait être à même de détecter le décalage entre le niveau d’intérêt d’une information et celui de son traitement. Moins il est en mesure de le faire, plus il est manipulable. L’ignorance et l’émotion régnant en maîtresses, la manipulation est facile et inévitable. Un vrai journaliste devrait en principe éviter cet écueil. JSCOB…?

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