De l’immobilisme à l’action : le doute. 2 de 2

La Rochefoucauld-Doudeauville me semble encadrer assez bien en deux phrases la situation de ceux qui doutent : « Le doute blesse sans retour, s’il tient à un manque d’estime », puis « le doute, s’il est de bonne foi, amène l’examen, et l’examen la lumière. » Le doute est négatif s’il ne procède que d’un trait de caractère : un manque de confiance en soi (et en les autres).

Le doute peut paralyser l’action en bridant l’esprit de décision. Le doute doit permettre de maintenir l’esprit en éveil. Celui qui doute se heurte aux certitudes affichées par les autres. Celui qui doute est obligé de faire la part des choses pour avancer quand les autres veulent foncer. Le doute est la part raisonnable du comportement humain dans un monde où l’honnêteté n’est pas une valeur largement partagée. Pas d’honnêteté, pas de confiance.

« Le doute est l’ennemi des grandes entreprises. »  Napoléon Bonaparte… qui est mort en exil. Les convictions et les certitudes conduisent à se négliger soi-même. Elles sont un pari sur le présent et sur l’avenir. Elles permettent d’avancer à condition de ne rendre ni idiot, ni sourd, ni aveugle.

Le doute est utile en toutes circonstances, y compris dans les processus décisionnels, mais il ne doit pas devenir bloquant quand les événements se précipitent. Le doute doit alors laisser la place à l’action. Les décideurs sont payés pour douter tout en sachant passer à la prise de décision. On pourrait ainsi apprécier la qualité d’un décideur / manager à l’aptitude qu’il a à se donner ou non du temps pour décider, en fonction de l’enjeu, du tempo, de la complexité… JSCOB…?

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