La crise, vous avez dit « la crise » ?

Crise Le tremblement de terre est la manifestation de la tectonique des plaques. Ce que nous appelons « crise » est le constat de ce qui conduirait à une révolte. Ce n’est pas le cas.

L’évolution des sciences et des technologies conditionne dorénavant celle de notre société. Cette évolution serait plus rapide que la capacité d’adaptation des êtres humains du commun pris dans le tourbillon de l’Economie libérale et du monde de la consommation, que l’on soit du côté de ceux qui consomment comme de celui de ceux qui produisent. Le monde est en gros articulé en deux camps à la fois distincts et totalement enchevêtrés. Celui qui produit et celui qui consomme ne font qu’un dans des pays en « crise ». La manipulation consiste à jouer sur la confusion pour tenir les gens.

L’évocation de la « crise » est aussi abstraite que celle de la dette est bien réelle. La pression est mise sur les gens pour leur faire accepter à peu près n’importe quoi et les tenir. Ils doivent faire le dos rond. Ils le font de plus en plus toute leur vie, de l’entrée à l’école à la retraite. Tout ne serait que fatalité dans un monde géré par les hommes et non par la Nature.

La Toupie : « Une crise est un événement social ou personnel qui se caractérise par un paroxysme des souffrances, des contradictions ou des incertitudes, pouvant produire des explosions de violence ou de révolte. La crise est une rupture d’équilibre. »

Un système n’est pas un phénomène. Il y aurait une mécanique infernale qui se met en place automatiquement du fait de la logique de profit, une petite partie de la population, libre de faire ce qu’elle veut, ayant des besoins sans commune mesure avec un besoin « raisonnable ». Vu sous cet angle, l’accumulation est le but non la réussite qui ne serait plus qu’une étape.

Avec la référence au « système », on confond le chemin suivi et le moyen de transport. La transformation de notre société n’a pas de nom. On l’a affublée du terme « crise » qui traduirait la prise de risque pour chacun par rapport à un rêve entretenu dans une société de consommation telle qu’elle nous est vendue : être riche, faire des voyages, prendre du bon temps, réussir et profiter ! Sa nature est envisagée à travers la conclusion attendue. La conclusion et la désillusion seraient douloureuses pour une majorité. Elle est atténuée dans un Etat social mais pour combien de temps ? On peut aussi souffrir avant d’avoir mal, mais la douleur insupportable viendra.

Je ne sais pas s’il existe un « système » dominé par une minorité qui ne conduise pas à une révolte. Ce ne serait pour moi qu’une affaire de temps. JSCOB…?

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