Performance intellectuelle : carottes et choux. 3 de 3

Les surdoués passent leur BAC

Ce sont les mêmes personnes qui exigent la promotion de la performance qui en subissent les conséquences dans le cas des services publics : égalité de traitement. La douance n’étant ni une maladie, ni un handicap, c’est à l’enfant de s’adapter comme chacun doit le faire. La capacité d’adaptation est aussi une preuve d’intelligence. Une fois de plus, de quelle intelligence parle-t-on ?

Quelle est la place de la grande intelligence exprimée de manière atypique dans un monde paradoxalement à la fois égalitariste et élitiste ? Il me semble qu’elle soit dans la contradiction à la majorité ou dans la marginalité (excentricité). Les carottes et les choux ne sont pas mélangés dans un processus de production. L’intelligence reconnue et promue est celle qui se plie au process.

Avec cet article, on est bien dans le cadre du mot « con » tel que je l’utilise et tel que Luc FERRY vient d’en faire la démonstration dans une intervention anti Gilets Jaunes. La majorité adopte une position commune qui est aussi une forme de bon sens, pour l’occasion, « partagé ». Elle est formatée socialement et intellectuellement. Elle capte, s’approprie et restitue des stéréotypes. Les Japonais ont eu « l’intelligence » de codifier tout cela, ce qui a le mérite d’être clair.

Une question est aussi de se demander pourquoi il n’y a pas plus de scientifiques qui s’intéressent à ce sujet ? Une raison est peut-être parce qu’il est éminemment politique (et populiste). En dehors du QI qui crée une ségrégation parmi des enfants qui, pour leurs mères, sont indubitablement les plus beaux et les plus intelligents sur Terre, le rêve est immédiatement brisé. « Je préfère une petite injustice à un grand désordre ».

Quand on sait qu’on parle ici d’une population qui représente un petit % d’un faible % de la population totale (2% environ), la machine à broyer n’est pas loin de fonctionner à tous les niveaux.

Finalement le discours sur le % d’enfants surdoués qui sont en échec est un faux problème au regard des enjeux pour la majorité. Les enfants surdoués qui n’ont pas de problèmes sont la grande majorité et passent inaperçus sauf au regard de leurs résultats excellents. Pourquoi faudrait il que grande intelligence soit synonyme de réussite scolaire ? Le coeur du sujet est d’un côté l’intelligence non « diagnostiquée » (ha ha) qui, associée à des troubles, est noyée dans un handicap et lui est assimilé, et de l’autre des professeurs incompétents qui ne voient pas la pépite et contribuent au travail de démolition… ou de formatage, selon.

J’ai découvert la théorie du la « rationalité procédurale ». On est en plein dedans. Les choux et les carottes ne seront pas mélangés par les détenteurs des clés de l’Education.

Il est vraisemblable que les IA et leurs concepteurs, et leurs propriétaires mettront tout le monde d’accord. L’intelligence ne serait utile que pour dominer et le génie ne serait utile que pour progresser. Dans ce cadre, la question de la génétique dans la reproduction de l’intelligence peut s’avérer pertinente. JSCOB…?

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