Choisir un dirigeant, aujourd’hui, en politique ? 3 de 3

Pour quoi vote-t-on quand on élit un candidat ?

Une campagne électorale est devenue une campagne commerciale. On nous présente la face A du disque. On mettra en oeuvre la face B une fois au pouvoir.

Une autre réalité, connue en planification militaire : le plan est quasi caduc une fois validé face à une situation qui évolue en permanence. Seules les grandes lignes restent valables. L’état final recherché affiché n’est peut être pas le vrai, ou le bon, ou réaliste. Le plan ne serait donc pas essentiel pour la conduite de la politique et le concept de transformation autoriserait tous les écarts par rapport au projet initial. Le plan B, masqué, est prépondérant sur le plan A. Au bout du compte un plan B aura été déroulé à la place du plan A… la faute à la crise, à l’évolution rapide de la conjoncture, à la situation internationale, à pas de chance !

L’objectif d’une campagne électorale est d’être élu. L’offre doit rencontrer la demande ou la susciter comme dans une campagne commerciale.

Au delà de chaque candidat, qui l’entoure ? quelles sont les idées de ces gens qui l’accompagneront dans une prise possible du pouvoir ? Miser sur un acteur issu du monde des entrepreneurs ou des salariés pour diriger le pays ? Hormis un homme providentiel, constat possible uniquement a posteriori, il n’y a pas de bon candidat. L’homme ou la femme providentielle n’est qu’une chimère face à la réalité permanente du besoin de gouvernance. Plus qu’un programme, il faudrait une idéologie pour que chacun puisse s’y retrouver et décrypter l’avant et l’après élection. Aujourd’hui, le libéralisme associé aux progrès scientifiques et techniques s’est imposé comme cadre universel de l’évolution de nos sociétés, sans réelle vision politique.

Le vote dans notre pays n’est démocratique que par la possibilité de déposer (ou pas) dans l’urne le bulletin de son choix. Le choix de ne pas le faire n’est pas pris en compte ce qui constitue un premier déni de la démocratie. Le choix est biaisé car tout est mis en place pour le guider, comme dans un rayon de supermarché. JSCOB…?

2 Réponses à “Choisir un dirigeant, aujourd’hui, en politique ? 3 de 3”

  1. Musy dit :

    Très bien dit, mais avons nous le choix aujourd’hui ?
    J’étais contre une liste GJ aux europeennes, mais compte tenu du choix… I me semble qu’une liste réfléchie avec Mr Boulo porte parole me semble judicieuse… Car il ne faut pas compter sur le partis opposants pour faire une liste unique… Chacun veut sa place… Tant que cela ainsi… ON N’Y ARRIVERA PAS…. MAIS LA EST TOUTE LA DÉFAILLANCE DES POLITIQUES OPPOSANTES…… Course au pouvoir le seul but….

    • Admin con ou bien ? dit :

      bonjour,
      une liste gilets jaunes est une connerie. Devenir un parti « comme les autres », c’est neutraliser sa capacité à peser sur les décisions et devenir minoritaire. C’est se priver d’un capital sympathie d’un grand nombre, pour se réduire à des militants. Pour faire de la politique, il n’est pas besoin de se politiser.

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