Le bonheur est dans le prêt. 2 de 2

Nous nageons dans les paradoxes. Quand je lis ces parents de surdoués qui constatent l’inadaptation de l’école à leur enfant et/ou réciproquement, je me demande à quel point ils agissent dans l’intérêt de leur enfant. Leur enfant n’est pas handicapé. Il est donc confronté à la réalité, sans désavantage par rapport aux autres. Ce serait même en général plutôt le contraire. Une majorité d’enfants surdoués s’en sortent d’ailleurs sans attention particulière. Les parents de ses surdoués en difficulté critiquent la société dans laquelle nous vivons, tout en l’alimentant car ils savent que, à défaut de révolution, une voie tracée existe (à un changement près : il n’est plus garanti de trouver un emploi au bout d’un parcours réussi). Ils parlent de leurs enfants comme s’ils parlaient de produits de qualité. Veulent-ils leur bonheur, ou leur insertion dans un système rémunérateur ?

Hors de la voie royale, les chemins de traverse sont hasardeux. Notre société très structurée laisse de moins en moins de place aux réussites spontanées.

Gagner de l’argent semble un objectif bien ancré dans l’esprit des parents qui, par contagion venant du monde matérialiste des adultes, a gagné les enfants, quitte à ce qu’ils y parviennent malhonnêtement. Gagner de l’argent est la valeur qui prédomine dans notre monde libéral.

Si le système est pourri, pourquoi se battre pour que son enfant s’y insère ? Parce que c’est admettre qu’il n’y a pas vraiment le choix aussi longtemps que le gamin n’est pas capable d’en faire un lui-même. C’est un peu comme donner une éducation religieuse. Elle peut aider dans la vie. L’enfant fera son choix quand il le pourra, c’est-à-dire quand il aura fait ce travail sur lui : qui le fait ?

Sans parler des prêts étudiants pour bien commencer dans la vie active. JSCOB…?

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