Vivre avec les autres, c’est amortir.

La représentation du Yin et du Yang ne me paraît pas pertinente car il n’y a pas de recouvrement, de partie commune, de partie où le plus et le moins, ou les « opposés » se confondent. Si les deux s’imbriquent, ils restent bien séparés or l’humain est souvent gris. Il l’est d’autant plus que les contextes dans lesquels il évolue donnent des définitions différentes du bien et du mal, du bon et du mauvais, du juste et de l’injuste, du moral et de l’immoral… Les penseurs de tout domaine (la théorie), les groupes d’individus (la pratique) et les individus définissent leur propre référentiel.

Vivre en collectivité, c’est :

  • adopter un référentiel externe propre à la collectivité sans se connaître soi-même ;
  • apprendre à se connaître en se confrontant au(x) référentiel(s) de la collectivité ;
  • se connaître soi-même donc connaître son référentiel et le confronter au(x) référentiel(s) de la collectivité ;
  • avoir un référentiel propre qui corresponde à un référentiel commun.

Entre le Yin et le Yang, il faut trouver son point d’équilibre. J’appelle le fait de trouver ce point d’équilibre : « amortir ». Il s’agit d’adopter une démarche raisonnable, mesurée. Chacun doit trouver sa Vérité. La Vérité est comme la Liberté : c’est un concept. Face à l’idée ou la vision de l’existence d’un absolu, il y a la réalité de l’individu, de son environnement et de ce qu’il vit et comment il le vit. On s’écarte de l’équilibre, il faut essayer d’y revenir. Il ne faut pas chercher à être bon pour être bon. Il faut être en accord avec soi-même.

La Vérité ramenée à l’homme n’est pas dans les extrêmes. D’autre part, on ne peut pas aller totalement contre sa nature. Il faut donc trouver une sorte de compromis si on souhaite vivre en « bonne intelligence » avec les autres et avec la collectivité, tout en connaissant les principes qui fonderaient un positionnement personnel « idéal ». Il faut se connaître soi-même, or je constate comme beaucoup d’autres avant moi, qu’il est particulièrement difficile de se connaître soi-même. Nous évoluons en permanence. Nous sommes en devenir. Existe-t-il des constantes ? Sauf accident de parcours, ou évolution importante du cadre et du mode de vie, les évolutions sont à la marge. En « gros », il y a peu de raisons qu’un adulte ait changé. Les adultes ne sont que des enfants qui ont grandi, qui ont été patinés par l’expérience vécue.

J’en déduis simplement que, mis à part ceux qui sont naturellement placés sur un positionnement apprécié positivement par les membres de leur collectivité, les autres doivent entreprendre un gros travail sur eux-mêmes : autant dire que c’est peine perdue pour une majorité.

Ces décalages sont à la fois source de richesse et de maux en fonction de chaque individu. JSCOB…?

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